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vendredi 12 octobre 2007

L'Amour, le vrai ... lequel ?

Entre nous soit dit, j'ai un coeur d'artichaut.
Pourtant je crois qu'il y a plusieurs sortes d'amours.
Je tombe facilement amoureuse parait'il ... J'en ai déja parlé, j'ai besoin de "trébucher" amoureuse pour tout ce qui est charnel, mais tomber, non.

"Trébucher" m'apporte l'euphorie, la joie, m'inspire et me fait rêver. Voila tout !
Reconnaissez que l'état amoureux est un état de grace.

Mais tomber pour de bon, on ne s'en relève jamais tout à fait.
Je pense très sincèrement être tombée deux fois en amour (l'ange d'ombre et le loup), et deux fois en amitié (l'ange lumière et le doux galet).
Pourtant j'ai eu fait de merveilleuses rencontres, et j'en fait encore.
Mais le plus souvent, je n'ai pas le temps de tomber que l'on me relève sans ménagement.
Je ne pensais pas dire cela un jour mais, bien malheureusement, nos coeurs et capacités à aimer, à tomber en amour, souffrent du passage du temps.
On n'aime plus à 30 ans comme à 20 (quoique j'adorerais ça !).
Les gens avec l'âge (sans parler de grand âge) sont plus rationnels, la fougue s'est évaporée, les mots et les gestes ne sont plus si spontanés, si fous.
La flamme ardente s'est éteinte, c'est bien triste ...

Pourtant quand je tombe, et même quand je trébuche, je suis toujours bachelière.
Mais les bancs du lycée sont bien déserts ...

Va p'têt' falloir que je fasse tomber la moyenne d'âge de mes conquêtes alors ! ;)

jeudi 11 octobre 2007

Papier-souvenir



Quel étrange expérience que de regarder des photos.

Tout vous revient alors, l'instant volé reprend vie : sons, ambiances, rires et paroles, parfums, climat, contexte, émotions. Le reste de la pièce apparait bien au-dela du cadre de papier.

Les photos permettent de revivre ces moments-là, parfois même les personnes ... elles ravivent les couleurs de notre mémoire.

C'est pour cela qu'elles nous parlent tant, pour peu que l'instant nous aie appartenu.

Cependant parfois, et seulement parfois, il nous est possible de voir plus qu'à l'instant du "clic !" ... parfois on parvient à lire autre chose dans les regards, visages et expressions du corps ... dans l'oeil du photographe aussi.

Certaines photos peuvent ainsi, de marques d'affection, devenir preuves de duplicité.

Alors dans ces souvenirs en papier glacé, rien n'est plus familier : les repères sont détruits.

Et c'est alors un parfait inconnu qui nous sourit à travers l'objectif et le temps ...

mardi 2 octobre 2007

Amour ... passé présent et futur


Parce que l'amour n'a pas de nom, il est possible d'aimer plusieurs fois.
Parce que l'amour est un cercle, à l'image de l'anneau qui s'échange en symbole de celui-ci, il n'a pas de fin.
Alors il est possible d'aimer au delà du temps, du silence et des ruptures.
Parce que jamais deux coeurs ne peuvent être identiques, même jumeaux, alors il n'y a pas deux amours semblables, et l'on aime toujours pour la première fois.
Parce que l'amour est un don, il est désintéressé, gratuit et sans attente ... parfois même sans espoir.
Parce que l'amour est une flamme, qui nait d'un regard ou d'une voix, il permet de survivre à tous les hivers.
Cette flamme m'est indispensable, j'ai besoin d'aimer ... j'ai besoin de donner et je ne sais donner à moitié.
Je me suis toujours offerte entière, juste pour la plénitude de ce don de soi, et parfois pour un don réciproque.
Certains donnent et reprennent. Peu importe.
Certains donnent et repartent. Le peu qui m'est donné reste le miel de mes jours et de mes nuits.
Un peu de douceur, un peu de lumière, un sourire, un soupir.
Cela suffit parfois.
Cependant quelques rares fois, le silence des voix n'est pas celui du coeur et il demeure une joie indescriptible à se retrouver.
Alors même si l'amour s'est mué en amitié, même si le don de soi n'est plus le même, même si ce sentiment n'est plus absolu ... il reste le sourire, la confiance et la joie.

Tous ceux que j'ai étreint m'ont laissé une empreinte, une part d'eux en moi.
Certains ont laissé de la douceur, d'autres de la douleur.
Mais aucun n'a pu reprendre cela.
Aucun n'a pu reprendre l'amour donné ... sincère ou fictif.

Et si le souvenir est tout ce qui doit rester ... que ce soit un souvenir d'amour.

lundi 1 octobre 2007

Vue, regard et vision

Les Yeux sont le reflet de l'âme, c'est connu.
Il y a des regards magnifiques, des regards lumineux provenant d'yeux sombres et des regards sombres dans des yeux si clairs.
Personnelement, je croise assez peu d'yeux clairs, ce qui fait que j'ai tendance à en être troublée ... bloquer carrément, ça c'est plus rare.
Mais de beaux yeux, ne signifient pas un beau regard : il est des yeux profonds au regard vide.

Et puis il y a des yeux qui semblent banals et qui portent pourtant sur le monde un regard exceptionnel.
De ces regards qui vous dépouillent du superflu et vous sondent jusqu'à l'âme.
Des regards comme des bras, où l'on s'abandonne volontiers.

vendredi 28 septembre 2007

Faut-il faire pitié pour faire envie ?

Hommes et femmes sont bien semblables sur un point : le besoin de sauver l'autre.
Il est vrai qu'il est toujours valorisant d'être le sauveur de quelqu'un ... mais ça va plus loin.

Les femmes ont leur fameux syndrome de l'infirmière ... et les hommes celui du chevalier servant !
Finalement cela arrange tout ce petit monde puisque les hommes fantasment sur les petites infimières en blouse blanche, alors que le prince charmant en armure rutilante fait toujours son petit effet sur la gent féminine.
(hé oui : les clichés ont la vie dure...)

Et il en sera ainsi tant que les garçons aimeront jouer au docteur et les petites filles se prendre pour des princesses ...
Tout se joue plus ou moins dans l'enfance ... et la psychanalyse a de beaux jours devant elle !

vendredi 14 septembre 2007

Paradoxe(s) au masculin

(voila un titre qui va plaire à $€ß)

Petit florilège d'incohérences ...
Il y a ceux qui cherchent l'Amour, le grand Amour ... et qui ont peur de s'engager.
Et ceux qui veulent juste un coup comme ça ... et vous relancent comme des assoiffés.
Ceux qui habitent sur le même palier ... et qui osent à peine dire bonjour.
Ceux qui désespèrent d'être seul ... et regardent leur pieds quand on leur sourit.
Ceux qui appellent quand on leur dit qu'ils n'y sont pas obligés ... et n'appellent plus quand ils promettent de le faire.
Ceux qu'on ne rencontre jamais ... alors que l'on habite la même ville.
Et ceux qui montent dans le train sur un coup de tête alors qu'ils sont à l'autre bout du pays !

J'avoue que j'adore ceux-là ! ;)

mercredi 12 septembre 2007

Joies et peines du silence

("Silence is sexy" - Einstürzende Neubauten)

Il disparait dès qu'on le nomme ... le silence.

Il ait des silences suprêmes, supérieurs :
un enfant qui dort, serein ; les regards méditatifs sur l'horizon ; les sourires qui en disent long ; les yeux dans les yeux sans un mot ; les étreintes calmes et douces ; ces silences de l'amitié où les mots sont superflus ...
Si je devais leur donner une couleur, ce serait l'immensité bleu azur ou bleu nuit du ciel plein les yeux, loin de la ville et des hommes, cette immensité qui vous enveloppe de son velours.

Pourtant, certains silences sont cruels :
celui de l'ami au désespoir ; celui de ceux qui partent ; celui de l'incompréhension ; celui de la rupture ; celui de la mort.
Leur couleur est celle de l'obscurité d'une pièce close, pas un filet de lumière, pas un souffle d'air dans ces silences-là.

Le silence de nos têtes et de nos coeurs peut être si apaisant, car il nous permet de mieux voir et comprendre le monde et ses habitants.
Mais le silence de ceux dont on attend, fébriles, les mots, ce silence-là est intolérable.

Et puis, il y a le châtiment des mots, ces mots en suspens que l'on pense sans pouvoir les prononcer, que l'on écrit sans que personne ne les lise ...
Ces mots vains que l'on ne peut s'empêcher de dire dans le vide, comme une prière à l'absence et au vide que l'on ressent.

J'en ai écrit des pages et des pages ... et ces pages ont brulé.
C'est pourquoi désormais, je ne veux plus de silences douloureux, je ne veux plus taire mes sentiments ni mes pensées, mes doutes ni mes joies.

C'est aussi pour cela que je risque de casser les pieds à certains ! :p
Sans rancune ! ;)

lundi 10 septembre 2007

J'aime pas l'amour !


Je me pose parfois (rectification : souvent) des questions aussi connes qu'essentielles ...

Voici donc ma question du jour :
Quel est l'abruti congénital qui a décidé de ce principe incontournable de l'amour, je cite "suis-moi, je te fuis ; fuis-moi, je te suis" ?

Comment se fait-il qu'il n'y ait pas moyen de s'interésser à quelqu'un (qui que ce soit), sans que cette personne ne panique à l'idée saugrenue que l'on puisse en vouloir à son intégrité physique ou à sa sacro-sainte liberté ?
(je sais ... ça fait 2 questions d'affilée)

Je suis d'un naturel curieux ... et mélancolique certes.
J'apprécie tout particulièrement cette phase fantastique de découverte de l'autre, phase durant laquelle la machine à coïncidences (que je suis) carbure à plein tube.
Mais au-delà des récurrents "incroyable ! moi aussi !", il arrive quelques rares fois qu'une véritable complicité puisse naître ...
Et j'adore ça !

Seulement, voila : même si je reste (je l'espère !) très accessible, ce phénomène est rare et je peux compter sur les doigts d'une seule main les gens qui m'ont fait l'honneur de m'acceuillir dans cet anti-chambre de leur jardin secret.
Ces personnes-là seront toujours trop rares par la lumière et la chaleur qu'ils dégagent, cela ne les rend que plus précieux à mes yeux et à mon coeur.
C'est ainsi que naissent les belles amitiés ... et parfois les belles amours, même si elles ne sont pas éternelles.

Or, si j'aime tout cela, il y a bien une chose que j'abhorre : c'est le sentiment d'inachevé que laisse une rupture, une perte de contact avec une personne dont je ne désire que l'amitié, la connivence ou la confiance ...

Parfois les gens se braquent, et peu importe que je leur explique :
je ne veux pas violer leur intimité, ni mettre à nu leur âme, tout juste lever le voile sur leur personnalité, les découvrir ... effleurer la surface ...

Suis-je impudique d'aller vers eux ?
Que dire alors ?
Rien de plus : le mal est fait.

C'est là ce qui me rend mélancolique : toutes ces âmes belles que je n'ai pas su approcher et qui s'envolent vers des horizons que j'ignore.

Ces quelques personnes dont j'aurais voulu apprendre bien plus.
Et bien évidemment, ces amants qui dévoilant leur corps et le mien, laissent une chape de plomb tomber sur leur coeur...

Il y a là cette incohérence naturelle de l'humanité :
vouloir le grand amour sans s'engager ou ne pas s'engager et refuser cependant l'amitié de l'autre.

Alors ... pourquoi ne pas s'engager dans une amitié sincère bien que charnelle ?
Ce serai un beau compromis ...

Malheureusement, l'amitié véritable et à fortiori l'amour, existent-ils encore ?

Mélancolie de nouveau ...
"True love lies in lollipops and crisps"
On n'a jamais de plus belles amitiés, de plus belles amours que dans l'écrin doré de nos enfances ... ou de nos rêves ...