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vendredi 12 juin 2009

Mother

Parce que c'était la fête des mères il y a peu ...
Parce que, gamine, je croyais que le clip avait été tourné dans notre salon ...
Et pis parce que ça déchire !


Mother mother can you hear me I'm just calling to say hello
How's the weather how's my father am I lonely heavens no
Mother mother are listening just a phone call to ease your mind
Life is perfect never better distance making the heart grow blind

When you sent me off to see the world where you scared that I might get hurt
Would I try a little tobacco would I keep on hiking up my skirt

I'm hungry
I'm dirty
I'm losing my mind
Everything's fine

I'm freezing
I'm starving
I'm bleeding death
Everything's fine

Yeah, I'm working, making money I'm just starting to build a name
I can feel it around the corner I could make it any day
Mother mother can you hear me yeah I'm sober sure I'm sane
Life is perfect never better still your daughter still the same

If I tell you what you want to hear will it help you to sleep well at night
Are you sure that I'm your perfect dear now just cuddle up and sleep tight

I'm hungry
I'm dirty
I'm losing my mind
Everything's fine

I'm freezing
I'm starving
I'm bleeding to death
Everything's fine

I miss you
I love you.

Le mot de la fin :
Pump up the volume, gal !

mardi 8 janvier 2008

Bonne année !

2 janvier :
je reprends le taf pour apprendre que la boîte ferme avant la mi-janvier.

4 janvier :
j'apprends que, oui, on veut bien me prolonger d'un p'tit mois, mais que ce sont les assedic qui paieront les salaires ...
ouais mais QUAND ?

6 janvier :
Je suis en méga découvert et mon salaire de décembre me sera versé quand la fermeture de la boîte sera bouclée ... en février donc

8 janvier :
je me fais tirer mon sac parce qu'une connasse m'a fait perdre mon temps en paperasse.
Plus de papiers, plus de portable, plus un seul numéro de tél, plus un seul de mes p'tits objets fétiches, souvenirs et photos ...
en plus, j'ai perdu mon après-m' en conneries administratives pour que dalle, à part aprendre que je suis pas couverte par les assurances que je paye une fortune et que j'ai souscrit justement au cas où.
youpi X-(
2008
ANNEE DE MERDE !!!!

A part ça, bonne année les potos.

Et, ouais, chuis d'une humeur de chiottes.


Le mot de la fin :
Mon libraire - "Oh vous savez, l'année romaine commence au 1er mars"
Moi - "Ben je vais pouvoir mettre ça sur le compte de 2007 alors ... quelle année de merde !"

mardi 11 décembre 2007

Rêves amers



Prise de tête autour du déjeuner familial.
Je remet sur la table un vieux sujet ... pourtant jamais abordé à coeur ouvert :
mes études et la vie de merde que je mène à cause de ça.

Vieux malentendus :
Padre - "Pour faire de la pub, il faut savoir vendre ! une école de commerce, c'est exactement ce qu'il te fallait"
Moi - "Sauf que la pub, j'en ai rien à foutre : ce que je voulais c'est faire du graphisme"

Vieux reproches :
Moi - "Vous étiez persuadés que je ne prendrais même pas la peine de me lever le matin pour aller en cours"
Madre - "Et on avait raison"
Moi - "Ben, non : ça fait des années que je me lève chaque matin pour faire un boulot de merde sans qu'il y ait personne pour me réveiller"

Vieux arguments moisis :
Padre - "Tu sais moi j'ai mis 20 ans avant de faire ce que je voulais, j'ai appris sur le tas"
Moi - "Ah ouais, et comment j'apprendrais l'infographie en faisant de la compta ?"

Vieux tuyaux troués :
Padre - "Tu peux te faire financer si tu fais une convention de reconversion"
Moi - "Sauf qu'il faut la justifier ... à moins que je me fasse amputer du cerveau pour ne plus pouvoir faire de compta"

Vieux compliments périmés :
Padre - "Bah, le dessin c'est comme le vélo : ça ne s'oublie pas"
Moi - "Non, c'est comme le sport : sans entrainement, tu vaux rien. Et moi, ça fait trois ans que j'ai pas tenu un crayon"

Vieux clichés bien pourraves :
Padre - "C'est pas rentable de bosser dans les milieux artistiques"
Madre - "A moins de faire un trait sur sa vie privée et de bosser 7 jours sur 7, 24 h sur 24"
Moi - "Et après ? pour m'en sortir j'aurais fait exactement les mêmes boulots chiants ... mais j'aurais pu faire ce que j'aime par ailleurs"

Et LA question existentielle du jour :
Moi - "Il faut donc choisir entre les contraintes de vivre sa passion et la frustration de ne rien faire de sa vie ?"
Madre -"..."
Padre -"..."
Moi - "Ben j'ai choisi ... mais on m'a pas laissé le choix"


Vie de merde.

mercredi 21 novembre 2007

Lettre ouverte à un salaud


Le repentir ... voila bien une notion qui t'est étrangère.
L'apprendras-tu ?

Viendra-t'il un jour où tu ne sauras lever ton regard en défiance de moi ?
Où les yeux rivés sur tes pieds tu demanderas mon pardon ?
Où ton coeur sera de chair et saignera du mal que tu as commis ?
Je ne crois pas.

Pour la première fois, je souhaite tout le mal possible à un être humain ... l'es-tu seulement ?

Quand bien même tu demanderais sincèrement mon absolution, je ne saurais te l'accorder.
Tu me rendrais les objets que tu m'as volé, tu en as brisés tellement plus.
Livres, musiques, films, courriers, photos, archives, bibelots, pièces anciennes, vêtements, bijoux, collections ...
Ce qui n'avait pas de valeur vénale a été depuis longtemps détruit ou perdu.
Tout ce qui avait une valeur autre à mes yeux, souvenirs et passions ...
Je revois chaque nuit en cauchemar ton sourire satisfait à briser ces parcelles de moi.
Tu m'as pris tout cela ... et bien plus.

Tu me les rendrais tous, ce ne serait rien.
Pourrais-tu me rendre ma foi ?

La confiance en moi et en l'autre.
Une certaine candeur.
Un sommeil paisible.
Ma bienveillance.
Le reflet dans le miroir.

Je voudrais ne plus regarder par dessus mon épaule.
Je voudrais m'assoier simplement sur un banc public et regarder le temps et la foule défiler devant moi ... sans sursauter quand une silhouette s'approche.
Je voudrais ne plus fermer ma porte à double tour.
Je voudrais me sentir enfin à l'abri de tes manigances et manipulations.
Je voudrais ne plus me sentir traquée.
Ne plus sentir la rage poindre quand un inconnu te ressemble trop...

Tu auras mis un an et demi à me séduire, et deux à me briser tout à fait.
Et si je suis encore en vie malgré tout et surtout malgré toi, je ne suis plus moi-même ...
Comme les ruines dévastées et désertées d'une ville babylonnienne dont il ne reste rien de la grandeur.
Je ne suis pas même l'ombre de ce que je fus.

Je connaissais l'amertume, la tristesse, la fatigue et la lassitude ...
Toi seul m'auras appris la haine.
C'est un feu qui me dévore.

Tel l'animal blessé, je n'en suis devenue que plus redoutable.
Et tu es devenue ma proie.
Je suis aux aguets désormais, oui.

Toi, tu ne le seras jamais assez ...
Et bientôt je viendrai me repaître de ta carcasse puante de vanité et de vilainie.