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samedi 24 novembre 2007

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Partager quelques instants, le sourire et les facéties de ma fille, ses rires et ses coups de folies ...
J'en ai tant rêvé ...

Partager ces moments de complicité, toutes ses minuscules premières fois ...
Si souvent, seule auprès d'elle, à l'observer tenter et expérimenter, à m'émouvoir ...
Et personne à qui dire "t'as vu, t'as vu ? elle avait jamais fait ça !"
Ou pire, qu'il y est quelqu'un dont on sait qu'il n'en a que faire.
Douleur suprême : son propre père.

Ne pas pouvoir partager ces joies est une torture que j'ai longtemps subie en silence ...
De ces tortures qui vous font changer des larmes de joie en larmes de triste solitude.
Puis, je me suis libérée du joug de mon bourreau d'indifférence et d'injustice.
J'ai revu des gens, nouveaux et anciens, j'ai retrouvée un peu de vie sociale.
Pourtant le désoeuvrement de ces moments-là, qui auraient dû être de joie pure, me pesait encore.

Puis nous nous sommes retrouvés, une ancienne magie opère encore et toujours.

Tu m'acceptes.Malgré tout ce qui s'est passé entre nous ... et après.
Et tu l'acceptes, elle.
Difficile de résister à ce bout d'chou de toutes façons ...

Nous avons commencé à partager l'une après l'autre, ces parcelles de vie, si belles et si simples.
Tu es même venu y déverser ta propre lumière ...

Et ce soir, c'est toi qui m'a fait partager un instant de magie.
Pour la première fois, j'étais spectatrice émerveillée d'une complicité que je soupçonnais à peine.
Ma fille et toi, en train de jouer et moi,fascinée par les jeux que tu lui enseignais sous mes yeux.

Ce soir, enfin, mes larmes furent de joie.
Mille mercis pour ce cadeau.

lundi 12 novembre 2007

Retour de Flamme


J'avais mis ma flamme dans une boîte bien fermée, en espérant que le feu qui me consumait s'éteindrait petit à petit.

3 ans de distance, de silences ... puis la connivence et la confiance, intactes malgré mes trahisons, malgré mes erreurs.

Certaines choses ne changent pas.
Et toi, tu ne m'as jamais trahie, même si je l'ai cru un temps...
Alors comment aurais-je pu cesser de t'aimer ?

Certaines choses ne changent pas.
Et tu es resté le même.
Ces trois années nous ont beaucoup appris, nous avons muri ...
Cela suffira-t-il ?

Par curiosité ou par défi, ou sans doute parce qu'il devait en être ainsi, j'ai entrouvert la boîte qui contenait ma flamme.
Je croyais avoir versé suffisament de larmes pour l'éteindre, pourtant c'est un brasier ardent que je trouve là...
Aujourd'hui plus brûlant qu'hier.

Tu me fascines comme au premier jour.
Ta peau, ton corps, ton regard, ton visage ... ton âme, si lisse qu'elle en semble irréelle.
Je vois toujours de grandes ailes blanches dans ton dos.

Et cette main posée sur moi ...
C'est comme si elle avait toujours été là.
Malgré le temps, malgré tout ce qui a changé en moi, le magie de nos corps est intacte.
Je ne connais rien de plus beau que ça, rien.

Je ne te mentirai pas : j'ai eu de belles ou de fortes expériences, mais rien de comparable à cette alchimie-là.
Rien qui approche de près ou de loin cette sensation que nous formons un tout.

Tu es divin, mon bel ange noir...
Ce matin, je me réveille seule encore.
Une différence pourtant : un sourire aux lèvres.
Si c'était un rêve, toutes les turpitudes de l'éveil valent bien la douceur de ce rêve-là.
Si comme je le crois, la vie nous offre autant de bien que de mal, alors cela valait la peine de souffrir autant ... de mourir et de renaître encore ...

Pour
ce
rêve
de
toi.

vendredi 2 novembre 2007

A nos amours ...



Une fois par mois, au petit matin, nous entrions concentrés, vifs, attentifs sur les tatamis. Gestes précis, calculés, mouvements chorégraphiés...
Les regards se croisaient en silence : la franche camaraderie n'avait pas besoin de mots, juste de sourires.

Souvent nous nous retrouvions face à face, partenaires.
Souvent, malgré notre rigueur, nous ne pouvions réprimer nos rires...
Toujours aucun mot.

C'était devenu "notre" rituel que de se retrouver ainsi, sans qu'il fut utile de se le dire.

Puis un jour d'été, j'ai senti un regard me suivre dans mes promenades solitaires ...
Les mots commençèrent à venir, peu à peu ...
Sans comprendre pourquoi, mon esprit, tel le ressac de l'océan, me ramenait sur les rivages de ta présence et de ton visage.
Il semblait évident que nous avions quelque chose à échanger, à partager.

Quand vint le moment de partir, je cherchais une excuse pour te revoir, du moins te parler, avant la fin de l'été ...
Je pus une fois de plus remercier le ciel que le ridicule ne tue pas !

A mon retour, je ne pensais qu'à ça, étrange fascination.

Cet été-là pris fin dans la colère et le chagrin.
Puis l'automne nous permis de nous revoir, et de passer enfin un peu de temps ensemble. Le temps de la découverte était venu.

Nous avons beaucoup parlé, écrit, chacun tentant de dissimuler son trouble.
Dans le froid de cette immense maison, tu es venu habiter mon coeur, tout naturellement, tout simplement.

Une nuit, prise d'angoisse, je t'appelais et te disait combien de lumière tu avais apporté à ma vie ...
Puis ce fut ton tour de parler, toi si pudique et silencieux, un soir, devant un café.

Il y eu les premiers baisers, comme un air de Brassens ...
Puis une nuit au clair-de-lune ...
Nous furent alors inséparables, tel le Yin et le Yang dans nos mains serrées.

J'ai adoré être auprès de toi, apprendre tes silences et tes secrets, partageant jeux puérils et sagesses ...

Mais le silence n'a pas que des vertus ...

J'ai appris une fois de plus que deux personnes peuvent s'aimer, bien s'entendre et ne pouvoir vivre ensemble.

J'ai appris aussi que l'amitié, le respect et la complicité sont ce qui restent des belles amours.

Merci pour ta présence et ta chaleur.
Merci de faire toujours partie de ma vie.

Il y a 4 ans de cela, je t'appelais au milieu de la nuit ...
Ce que j'ai dit alors est toujours vrai. ;-)

mardi 30 octobre 2007

Message impersonnel



Hey ! Salut toi !

Tu sais, tu hantes mes nuits souvent, jusqu'à l'insomnie : le souvenir de ta peau et de ton corps, de ta voix et de tes mots, des confidences et des rires, tout ça, toutes ces pensées là brulent encore.
C'est une source de chaleur et de lumière intarissable ...

Pourtant, ton absence m'envahit.
L'ennuie et le silence sont assourdissants ici.
La solitude me glace.
Les heures passent avec indifférence, celles de la nuit sont les pires ...

Ta voix s'est évanouie, il ne me reste rien ...
Rien que la pulsation régulière de la tonalité ... mais aucune réponse.
Je sais que c'est idiot, puéril et égoïste.
Malheureusement je n'y peux rien : tu me manques.
"Don't miss me" ... I tried ...

Ton regard, le souvenir de ton regard m'obsède. Je ne sais plus quoi en faire.

Tu as débarqué dans ma vie sans prévenir et j'ai adoré ça.
Raz-de-marée sur mon quotidien, mes belles certitudes : balayées ! mes bonnes résolutions : anéanties ! Welcome back my illusions ! Putain que c'est bon !
Et pourtant je déteste ce qui m'arrive, je ne connais que trop bien les ravages que cela engendre ... et cette mélancolie qui m'envahit. Le manque.

Je hais les silences autant que j'aime ta voix et ta présence.
Le seul silence que j'aime est celui de ton sommeil et de mon insomnie à la lumière pourpre des bougies.
Tu es incroyable, t'existes pas c'est pas possible !
Rires et cris de joie.
J'ai rêvé, pitié, dites-moi que j'ai rêvé !
Que la torture cesse enfin ...

Heureusement que je suis finalement assez banale comme fille.
Et j'avais raison : ça n'a pas duré.
Je suis sans doute une denrée périssable ... 30 piges, bordel !



Pour le coup, je me sens un peu "Petit carré" ...



Elle - "Le mec idéal n'existe pas"
Moi - "Si si ! je l'ai rencontré"
Elle - "Et alors ?"
Moi - "Ben, idéal = inaccessible"
Elle - "Bah oui ... logique !"

mercredi 10 octobre 2007

Grateful


La gratitude est une vertu peu répandue.
C'est pourquoi quand je dis "merci", certaines personnes s'étonnent.
Or on ne remercie jamais assez les gens pour le bien qu'ils nous font.
Certains l'interprètent mal pourtant et croient que j'essaie d'obtenir quelque chose d'eux ou de les séduire, mais là, cela se rapproche d'une certaine vanité.
Je ne dis pas de bien aux gens pour leur faire plaisir - non - je dis simplement ce que je pense en bien ou en mal.
Et je trouve naturel de les remercier quand il m'offrent leur temps, leurs mots, voire un aperçu de leurs pensées intimes.

J'enseigne à ma fille la plus élémentaire des politesses : "dis merci à la dame !".
Si elle dit merci quand on lui donne un biscuit, un jouet ou autre, pourquoi ne devrais-je pas remercier ceux qui me donnent le sourire ?
Alors je vous remercie de consacrer quelques minutes à ma modeste prose. Cela me touche plus que je ne saurais le dire.
Et puis tant que j'y suis, quelques remerciements plus personnels :
- Merci au loup qui continue de veiller sur moi, comme dans son rêve lointain.
- Merci au panda qui est venu du nord m'apporter sa lumière et sa chaleur.
- Merci au Century Boy qui m'a enlacé sous le ciel d'été, des étoiles pleins les yeux.
- Merci à la belle, douce et lisse comme un galet, pour sa fidèle présence.
- Merci au philosophe pour sa voix, son humour et ses théories fumées.
- Merci à mon amie d'enfance, même si elle est loin ... et souvent sous la douche !
- Merci aux amis perdus que j'espère retrouver un jour.
- Merci aux rencontres d'un jour qui m'ont laissé un goût de miel.
- Merci à mon ange d'ombre pour sa présence dans ma vie.
- Merci à mon ange lumière pour ma renaissance.
- Merci aux amours passées et à celles qui viendront.
- Et merci enfin à celui qui m'a montré le premier sa gratitude, car la reconnaissance n'est pas proportionnelle à ce qui est donné, mais au bien procuré.
KML, je n'oublierai jamais ni le temps, ni la route qu'il t'a fallu pour me dire ce mot : "merci".