samedi 10 novembre 2007

Dico perso : épisode 2

Glop : cool
Pas glop : pas coolLes minutes Windows : temps qui s'écoule anormalement
"Occupé" (sur MSN) : foutez-moi la paix (Featuring Dee)
Panda roux : animal sexy aussi !
Paquita : meilleure amie de la giraffe
Blog : psychanalyse en ligne
Cuisine : "quand c'est noir, c'est cuit !"
Boîte à Watts : giraffe bébé
Décibel : bébé de la giraffe

J'attends vos suggestions dans les "réflexions pertinentes" !

vendredi 9 novembre 2007

Scoop !



- La séance de Nu - (note écrite le 11 octobre)

Un été, j'ai suivi mon amant de l'époque chez un de nos amis photographe.
Dans un vieil immeuble étroit du centre-ville, coincé entre deux bâtisses modernes, nous avons monté l'escalier tordu jusqu'au dernier étage.
Là, un appartement de célibataire qui sentait le miel et les épices, tapisserie défraîchie et étagères en désordre ... pourtant quel calme, quel doux réconfort se dégageaient de cet endroit, et la terrasse... Ah ! la terrasse écrasée par le soleil caniculaire de cet été pourtant indien, chargé de jardinières dépareillées d'où jaillissaient toutes sortes de plantes aromatiques.
C'est là que nous avons bu le thé et discuté longuement tous les trois : notre hôte, mon compagnon et moi.
Je savais qu'il s'agissait de photos de nu, mais cela allait plus loin : l'artiste voulait saisir sur pellicule l'étreinte amoureuse, les mains qui se serrent, les regards et les caresses des amants.
Les deux complices glissent alors un livre de photo entre mes mains.
Rien de pornographique. Je feuillette, fascinée, le récit des amours des modèles qui ont accueilli le photographe dans leur intimité.
J'accepte. Nous parlons encore plusieurs heures et, la chaleur aidant, nous quittons peu à peu nos vêtements, très simplement.
Au début, j'hésite mais la canicule a finalement raison de ma pudeur.
Puis, dès que la lumière fut plus douce, moins crue,nous avons commencé.
Mon ami et moi nous sommes donc étreint tout naturellement, doucement, tendrement.
Le photographe Évoluait autour de nous sans bruit.
Ce fut une expérience très étrange, émouvante, intime ... et pourtant tout fut si naturel.

Quelques mois plus tard, nous avons enfin pu avoir les planches-contact sous les yeux, je vis alors mes dernières inquiétudes s'envoler : pas un soupçon de vulgarité dans ces clichés.
Magnifique.
Pourtant je n'ai jamais osé en demander des tirages personnels.

J'avais 21 ans et j'étais éperdument amoureuse.
J'en aurais bientôt 30, et je me demande ce que sont devenues ces traces de mon insouciance et de ma jeunesse.
*soupir*

(à lire : "Eros" de Linda Ferrer et Jane Lahr, Éd. Evergreen)




Voila ce que j'écrivais il y a un mois ...
Et voici ce que j'ai reçu par MMS il y a moins d'une heure :
"Joyeux anniversaire trentenaire"

Merci pour ce cadeau, Patrice ! T'es un amour !

Sad birthday

Je voulais faire quelque chose de spécial aujourd'hui... pour une fois.
Mais le peu que j'ai tenté de mettre en place s'est lamentablement cassé la gueule.

Je me suis réveillée seule ce matin encore, après une nuit de quasi-insomnie.
Ce matin, pas d'électricité pour la seule douceur que je voulais m'accorder : un peu de musique et un thé chaud.

Pas de mot, pas de cadeau à part la bd que je me suis offerte quelques jours plus tôt... et que je lis sans enthousiasme.

Pas de fête ce soir, rien.
Juste moi et ma télé ...

Je n'ai aucune envie de fêter quoi que ce soit de toutes manières.
Ce n'est pas que mon anniversaire et je ne parviens pas à l'oublier.
Hey ouais, p'tit loup, pour le coup tu as bien raison : je vis dans le passé.
C'est dur ces temps-ci ...

Il y a ma fille, oui je le sais ...
Pourtant comment oublier qu'elle est née deux semaines après sa mort, alors que j'étais encore sous le choc de la nouvelle.

Et tous les objets, livres, papiers que je déballe me renvoient quatre, cinq ans en arrière ...
Back to my sadness.

Tout ce qui a compté pour moi entre temps m'a été volé.

Je sais que je ne saurais oublier, je n'ai jamais su le faire, mais j'aimerais que la douleur disparraisse ... comme elle avait pu s'effacer autrefois.

Deuil, sentiment d'inachevé, solitude, amertume, abandon, dépouillement, vide.

Je me raccroche au quotidien pour ne pas sombrer tout à fait...
Comme toujours.

Je me mets en mode automatique, économie d'énergie : ménage, travail, télé, dodo.
Pourtant, dès que la lumière s'éteint, les questions reviennent et m'obsèdent... même en rêve.
Whorst than neon panels in the night.

Je suis aveuglée par ces tourments.
Il faut que j'arrive à en parler ...
Il faut que j'arrive à poser ces questions before it turns me totally insane. completly mad.

Mad. Sad.

Je voudrais savoir ...
M'en voulait-il ?

"Merci : je t'aimais encore, maintenant je te déteste !"
C'est la dernière chose que je lui ai dite. J'étais si blessée alors.

Chaque nuit, chaque instant, ça me ronge.
Mon tourment est mon châtiment.

Comment pourrait-il en être autrement ?

12h28 ... un SMS ...
Merci, merci mille fois mon ami : cela me touche plus que je ne saurais te le dire.

samedi 3 novembre 2007

Dico perso : épisode 1

("Le Dico des mots qu'on parle" est une création de Fly & Samyl)

Panda : animal sexy
Loup : le meilleur ami de la giraf
Hi : petit mot gentil
Sexy : "si ça n'existait pas il faudrait l'inventer !"
PC : Projectile Couteux
Mac : objet ami
Téléphone : machine à phantasmes
Chat : colocataire feignant
Loveuse : piège confortable


Donnez-moi des mots à définir !

Angoise existentielle

(oui, je sais : "encore")

J'ai l'étrange mais persistante impression d'être devenue une sorte de lépreuse.

Les seuls mecs qui s'intéressent un tant soit peu à moi, 1: ne m'ont jamais vu, 2: m'ont connu avant ma grossesse, 3: acceptent de me voir (éventuellement d'aller plus loin) et puis perdent malencontreusement mon numéro !

C'est donc officiel : je fais partie désormais de la caste honnie des Boudins !

Bon, je sais très bien que je tourne en surcharge actuellement, et que de façon générale une grossesse, ça laisse des traces ...
Pourtant, je suis la même ... ou presque.
Et j'ai toujours cru que ce n'était pas mon physique, mais ma personnalité qui faisait la différence ...
Ou alors, j'étais un putain de canon et personne ne me l'a dit !

Est-ce le statut de maman solo qui me met au ban de toute vie sentimentale ?
Ai-je un si gros cul ?
Ai-je tant changé que plus personne ne me regarde ?
(mis à part le poivrot du coin ou le vieux libidineux de l'épicerie ...)
Suis-je si isolé ici ?
Suis-je si chiante et insipide ?

A moins que ce ne soit pas le regard des autres, mais bien le mien qui soit différent.
Je n'ose plus exister de façon aussi extravagante, je cache mon malaise et regarde mes pieds dans la rue ...
C'est sans doute pour cela que j'aime autant parler au téléphone : là au moins, mon physique n'entre pas en considération.

Pourtant, je fais de mon mieux : je tâche de me débarrasser à la fois de mon embonpoint et de mes complexes ... sauf que ces derniers ont toujours été là, même quand ils n'avaient aucune raison d'être.
J'ai toujours cru être laide et grosse, j'ai toujours cru que l'on se moquait de moi, que j'étais une sorte d'extraterrestre, que je n'avais ma place nulle part.
C'est pour cela que j'ai toujours cherché ma place auprès de quelqu'un ... sans jamais la trouver.

La seule place qui me reste est auprès de ma fille.

Je sais ce que l'on dit : on ne peut être et avoir été.
Oui, je fus.
Mais que suis-je maintenant ?
Que serai-je ?

vendredi 2 novembre 2007

A nos amours ...



Une fois par mois, au petit matin, nous entrions concentrés, vifs, attentifs sur les tatamis. Gestes précis, calculés, mouvements chorégraphiés...
Les regards se croisaient en silence : la franche camaraderie n'avait pas besoin de mots, juste de sourires.

Souvent nous nous retrouvions face à face, partenaires.
Souvent, malgré notre rigueur, nous ne pouvions réprimer nos rires...
Toujours aucun mot.

C'était devenu "notre" rituel que de se retrouver ainsi, sans qu'il fut utile de se le dire.

Puis un jour d'été, j'ai senti un regard me suivre dans mes promenades solitaires ...
Les mots commençèrent à venir, peu à peu ...
Sans comprendre pourquoi, mon esprit, tel le ressac de l'océan, me ramenait sur les rivages de ta présence et de ton visage.
Il semblait évident que nous avions quelque chose à échanger, à partager.

Quand vint le moment de partir, je cherchais une excuse pour te revoir, du moins te parler, avant la fin de l'été ...
Je pus une fois de plus remercier le ciel que le ridicule ne tue pas !

A mon retour, je ne pensais qu'à ça, étrange fascination.

Cet été-là pris fin dans la colère et le chagrin.
Puis l'automne nous permis de nous revoir, et de passer enfin un peu de temps ensemble. Le temps de la découverte était venu.

Nous avons beaucoup parlé, écrit, chacun tentant de dissimuler son trouble.
Dans le froid de cette immense maison, tu es venu habiter mon coeur, tout naturellement, tout simplement.

Une nuit, prise d'angoisse, je t'appelais et te disait combien de lumière tu avais apporté à ma vie ...
Puis ce fut ton tour de parler, toi si pudique et silencieux, un soir, devant un café.

Il y eu les premiers baisers, comme un air de Brassens ...
Puis une nuit au clair-de-lune ...
Nous furent alors inséparables, tel le Yin et le Yang dans nos mains serrées.

J'ai adoré être auprès de toi, apprendre tes silences et tes secrets, partageant jeux puérils et sagesses ...

Mais le silence n'a pas que des vertus ...

J'ai appris une fois de plus que deux personnes peuvent s'aimer, bien s'entendre et ne pouvoir vivre ensemble.

J'ai appris aussi que l'amitié, le respect et la complicité sont ce qui restent des belles amours.

Merci pour ta présence et ta chaleur.
Merci de faire toujours partie de ma vie.

Il y a 4 ans de cela, je t'appelais au milieu de la nuit ...
Ce que j'ai dit alors est toujours vrai. ;-)

jeudi 1 novembre 2007

Life with my ghost


Presque chaque nuit, depuis plusieurs mois déjà, je retrouve en rêve l'amour.
Il a des visages différents, parfois inconnus ... mais le plus souvent il a le même.
Ce sont rarement des rêves romantiques ou même érotiques, la plupart du temps, ce sont des moments simples, discussions, ballades, ou une simple présence ...

Ces temps derniers, ma vie est d'un ennui terrible.
Alors j'ai un peu l'impression de me rattraper en rêve :
j'explore des villes inconnues, je retrouve des amis, j'ai une vie.
Et surtout je ne suis plus seule.

J'ai perdu tant de choses, d'objets et de souvenirs, d'illusions, que je comprends aujourd'hui la désillusion de mon ange d'ombre.
Je me sens aujourd'hui plus proche de lui que jamais.
Tout ce qui avais de l'importance pour moi m'a été volé, la vie que je m'étais construite, ce sont des années qui m'ont été arrachées.

Il y a 10 ans, cet étrange personnage faisait une entrée fracassante dans ma vie ... il y a eu l'amitié, l'amour, les disputes et les rires, les heures et les nuits à se dire tout, à s'apprendre l'un l'autre ...

"Know each other is just like know ourselve" he was used to say.

Un jour, je suis partie.
Et tout ce que j'ai fait depuis, tout ce qui a eu de l'importance depuis, tout cela a disparu.
Alors je me retrouve aujourd'hui comme alors : triste, démunie ... la colère en moins.
Avec une différence de taille : je n'ai plus la force ni l'énergie, et surtout le fol espoir de le revoir un jour.
Car si cela fait un an et demi qu'il nous a quittés, ce n'est qu'aujourd'hui que je peux faire le travail du deuil.
Et c'est plus dur que je ne l'aurais cru.

J'ai déja perdu quelqu'un auquel je tenais énormément, mais tout était différent, plus facile : j'étais entourée, même si mon monde s'effondrait.
Ma vie était encore devant moi, je n'avais que 16 ans.

Je suis maintenant à l'aube de la trentaine, et c'est celui qui a marqué 10 ans de ma vie à qui je dois dire adieu.
Et je n'y parviens pas.
Il est dans chaque musique que j'entends, dans les livres que j'aime, dans les films qui me font tripper, dans tout ce qui me fait rire, dans ma façon de penser et d'être.
Il est là, dans le silence de mes nuits et je poursuis son image à travers des villes que je ne connaitrais jamais qu'en rêve.

J'ai dit à quelqu'un il y a quelques temps que, si je n'avais pas certaines responsabilités, j'aurais déjà débarqué chez lui.
Je crois finalement que c'est faux : je crois que j'ai simplement peur d'aimer à nouveau.
Par deux fois, déjà ... il n'en reste plus qu'un fantôme et un ami.
Je suis pétrifiée par ce souvenir d'un amour absolu et dévastateur.
Malgré tout le mal, il reste un idéal ... de midinette !
Le sel relève le gout des aliments, les larmes celui des amours.

Je suis une idiote qui a peur de vivre encore.

Je vois ces gens que j'aime vivre leurs rêves, aller au bout de leurs désirs, croire en l'avenir et le devancer.
Et moi, je reste là, spectatrice attendrie de leurs bonheurs, de leurs joies, incapable de suivre leur exemple.
J'ai l'impression que ma vie est derrière moi, que rien ne m'attends.
Rien ni personne.

Oui, c'est bien ça.
Je disais dans une note précédente que je n'attendais rien ni personne.
C'est faux.
C'est qu'il n'y a rien ni personne qui m'attende, nulle part.

Finalement, c'est moi le fantôme ...
Et je n'ai rien à hanter.

"Tonight, your ghost will ask my ghost : where is the love ?"